Cette étude a pour objectif d’évaluer l’approche adoptée par la DG ECHO pour réduire l’empreinte environnementale de l’aide humanitaire, en examinant comment cette politique, ainsi que les exigences environnementales minimales (MER) élaborées dans ce cadre, ont été mises en œuvre dans différents secteurs et contextes de crise, comment le personnel et les partenaires ont été accompagnés pour les appliquer sur le terrain, et quels résultats ont été obtenus à ce jour. L’étude porte sur les actions financées par la DG ECHO dans tous les secteurs humanitaires, la préparation aux catastrophes, ainsi que la transition écologique interne, l’innovation et le renforcement des capacités soutenus par un financement du CER. La méthodologie a été conçue conformément aux exigences de l’initiative « Mieux réguler » et a évalué la pertinence, la cohérence, l’efficacité, l’efficience, la valeur ajoutée de l’UE et la durabilité. Les données ont été recueillies à partir d’une analyse documentaire, d’une analyse de portefeuille, d’entretiens avec des sources clés, de deux enquêtes en ligne, de trois études de cas régionales et d’un atelier de validation. L’évaluation a conclu que la politique d’écologisation est très pertinente et a renforcé l’ambition environnementale, tout en augmentant les avantages opérationnels. La mise en œuvre reste inégale selon les pays et les types de crises, freinée par un engagement limité, un soutien inégal de la part des dirigeants, des lacunes en matière de capacités, des cycles de financement courts et un suivi limité. En réponse, trois recommandations stratégiques visent à renforcer l’environnement favorable au sein de la DG ECHO, à intensifier le soutien pratique sur le terrain et le renforcement des capacités, et à améliorer le suivi pour garantir la responsabilité et l’apprentissage.