Par Guillaume Quelin, responsable Climat au Gret
Depuis les années 1900, les températures moyennes ont augmenté dans le monde de 1,1 degré. Cette augmentation va de pair avec les anomalies climatiques que l’on connait : inondations, tempêtes, îlots de chaleur…Si l’humanité s’attèle dès maintenant à réduire drastiquement ses émissions, les températures moyennes poursuivront une légère hausse jusqu’en 2060, avant de revenir au stade actuel. Dans le meilleur des cas, nous devrons donc conjuguer avec le même niveau d’anomalies. Si, au contraire, nous échouons à réduire nos émissions, les températures moyennes mondiales pourraient augmenter de plus de 4 degrés d’ici la fin du siècle, avec des effets de seuils et des réactions en chaîne difficile à prévoir et à gérer.
A l’issue de la COP 30 qui s’est tenue à Belém au Brésil, rappelons que nous nous trouvons aujourd’hui à un tournant, où chaque tonne de CO2 compte. Nous devons nous préparer aussi à une situation d’urgence climatique amenée à durer, susceptible de creuser encore les inégalités et de générer des injustices et des fractures toujours plus profondes.